Archives pour août 2009

La famille est une minifourgonnette en panne qui continue de rouler

Lundi 31 août 2009

(La dernière reprise de la saison estivale.)

Des amis à moi qui viennent d’avoir leur premier enfant se sont achetés une minifourgonnette. Ce qui, en soit, est dans l’ordre naturel et nord-américain des choses : d’abord, on forme un couple, ensuite, on tombe en cloque, on s’hypothèque une maison en banlieue et après, on se lance dans l’achat d’un véhicule familial dont la livraison précède de quelques jours l’accouchement. Ne reste plus ensuite qu’à se marier, se procurer un chien, des appareils électroménagers, un cinéma-maison et des anxiolytiques à profusion pour oublier la dépression nerveuse et voguer tranquillement sur le long fleuve tranquille du bonheur. Sur cette minifourgonnette, le concessionnaire à eu l’idée géniale d’apposer un autocollant arborant fièrement le slogan de son commerce: «La famille et l’amour, des valeurs sûres!». Lorsque je fis remarquer la chose à ma copine, elle fit la moue et me dit: «Je sais, c’est horrible d’associer des valeurs si belles et si fondamentales à un vulgaire paquet de tôle motorisé!»

Elle roule encore.

Je n’ai pas osé la contredire, mais il est flagrant selon moi que ce n’est pas elle qui a raison mais bien Toyota Gatineau. Le consumérisme, la famille et l’amour sont bel et bien des institutions inextricablement liées, des mécanismes de pouvoir donc le but principal est de nous asservir. Si nous voulons vraiment nous réapproprier nos vies dans leur totalité, si nous voulons vraiment libérer nos désirs des griffes de la peur et de la domination, il est nécessaire de s’attaquer à ces institutions qui peuvent nous sembler à priori éternelles et immuables. Il faut s’y attaquer et les détruire comme nous le ferions avec toutes les autres institutions qui nous asservissent.

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Sirventès de l’audace

Vendredi 28 août 2009

Je suis combustible
Je suis fille de troupeau
Je suis sèche sans étincelles
Je suis pâle saignée verrouillée de vide
Je pourrais être belle sanglante carnassière
Je pourrais donner des clés de diamant
Je pourrais sucer jusqu’au paradis
Je pourrais vivre avec rien mourir avec tout
Je sais à peu près quoi faire oui
Mais l’audace…

Nous sommes lèvres vertes d’ennui policier
Nous laissons la république abjecte
Commettre ses crimes démocratiques
Contre nos cerveaux affamés
Nous pousser à nous enduire de fèces
Dans les caves inférieures de la conscience
Nous nous laissons convaincre
Que nos désirs sont des crimes
Menaces à la sécurité nationale
Nous laissons envoyer notre nom notre argent
Pour tordre au sud les couilles les seins
Nous participons à notre dilution
C’en est trop maintenant
Assez

Nous pourrions ne plus obéir
Scier les jambes de l’humiliation
Et de plus en plus comme des quantas
Laisser agir le désir éclatant de baiser
Et de tournoyer
Dans la soif d’une joie juste
Ne jouer qu’avec les seuls désirs sublimes
Des hommes-dieux des déesses de chair
Chanter la chute de l’État
Chanter la chute de l’échange
Chanter la chair qui se dresse
Chanter le jeu le don le potlatch
Nous savons à peu près quoi faire oui
Mais l’audace…

Anarcho-långstrumpisme

Lundi 24 août 2009

De tous les rêves de gamine, il n’y en a plus qu’un seul qui occupe encore toutes mes pensées et en qui je place toutes mes espérances: celui de devenir Fifi Brindacier.

Fifi bote le cul du capitalisme !

Fifi est mon idole, mon maître à penser, mon modèle en tout. Fifi se moque des identités et rôles sociaux, et surtout des identités sexuelles. Elle n’a peur de rien, parle fort, aime la bagarre et la mécanique auto, grimpe aux arbres, se bat à l’épée, porte une jupe, des bas et un porte-jarretelle, elle coud, elle fait le ménage et régale les enfants avec ses talents de cuisinière. Fifi n’a que faire des canons de beauté: elle porte ses taches de rousseur comme un étendard malgré les objections de la vendeuse de crème de beauté. Elle est apatride, a fait le tour du monde, est de nulle part et de partout à la fois. Elle est inclassable, irréductible à toute caractérisation. Sans oublier qu’elle est une fille qui se prénomme Fifi, ce qui au Québec ajoute une incertitude troublante et délicieuse quant à sa sexualité.

Fifi est irrécupérable. Elle trace avec audace et maestria son plan d’émancipation, l’expérimentant au jour le jour en évitant toutes les tentatives de rabattement. Pourtant, tous les dispositifs de pouvoir essaient continuellement de l’attraper, de l’enchaîner, de la ramener à l’ordre: tante Percilla qui complote avec les dames patronnesses du voisinage pour l’envoyer à l’école, les flics qui veulent la placer de force à l’orphelinat, les cambrioleurs qui veulent attenter à sa personne et à son or. Fifi les ridiculise tous grâce à sa perspicacité, son inventivité et sa force prodigieuse. On ne peut l’imaginer pas l’imaginer soumise à une famille, une église, une patrie, un parti. Les adultes ne font tout simplement pas le poids contre elle.

Fifi est une rebelle, une adepte des stratégies insurrectionnelles. Elle provoque des situations, transforme chaque territoire qu’elle traverse en zone autonome temporaire. Dans sa Villa Drôlederepos — qui a tout d’un squat autogéré —, elle vit avec des individus choisis par affinité: monsieur Nilsson et l’oncle Alfred — qui non seulement sont d’excellents partenaires mais aussi des animaux doués de raison, qui vivent selon leurs désirs, ce qui vous l’avouerez, ne rend la chose que plus réjouissante. La Villa est située dans les failles de l’ordre capitaliste, étatique et patriarcal, à l’extérieur du système marchand. On n’y travaille jamais et la production se fait sur un mode ludique, grâce à son arbre où pousse le chocolat et la limonade et surtout sa valise remplie non pas d’argent, mais de «doublons espagnols», un «trésor» symbole des ressources de la terre prises sur le tas et consommées selon les besoins. Tous ceux qui habitent ou qui transitent dans la villa ne sont déterminés que par leurs propres nécessités, que par ses propres désirs. Fifi mange ce qui lui plaît, se couche et se lève à l’heure qui lui plaît, se pend au lustre du salon, s’habille comme bon lui semble, se laisse guider par ses désirs et sa fantaisie et enjoint ses amis Tommy et Annika à faire de même.

Fifi est une théoricienne subversive. Elle ne cesse d’inventer de nouvelles situations, de nouvelles possibilités d’agencement grâce à sa créativité phénoménale. Par exemple, elle retourne l’institution scolaire comme une vulgaire chaussette en disant préférer les écoles d’Argentine où «on mange continuellement des friandises» grâce à «un long tuyau qui va directement de la fabrique de bonbons à la salle de classe et qui en déverse tout le temps» ce qui fait que «les élèves ont comme ça toujours de quoi s’occuper». Et lorsque son amie Annika lui dit que c’est vilain de mentir, elle se fait gronder par son frère qui lui fait remarquer que «Fifi ne ment pas pour de vrai. Elle invente!» Fifi ment car elle invente, elle crée sa propre vie selon ses propres termes et, en agissant ainsi, elle enfonce un coin dans la muraille déjà lézardée de l’ordre hiérarchique et dominateur.

Et surtout, Fifi est une enfant. Elle n’attend pas de grandir, d’être sage, de connaître les tables de multiplication, d’être mariée ou de briguer la mairie pour vivre selon ses propres désirs selon ses propres nécessités. Elle le fait immédiatement, avec ses propres moyens, en s’adaptant stratégiquement aux situations, elle va jusqu’au bout d’elle-même, ce qui fait d’elle la fillette la plus maligne et la plus forte du monde.

Il y a bien longtemps que je mes neuf ans se sont envolés et portant, encore aujourd’hui, je n’ai qu’une ambition: vivre ma vie comme le ferait Fifi Brindacier.

Sirventès du libéralisme

Vendredi 21 août 2009

Républicain ou démocrate
Protectionniste ou libre-échangiste
Sexy ou obèse
Salarié ou parasite
Honnête ou criminel
Straight ou Gay
Blanc ou de couleur
Citoyen ou indésirable
Libéral ou conservateur
Croyant ou infidèle
Jeune ou vieux
Honnête travailleur ou parasite
Capitaliste ou communiste
Contribuable ou fraudeur
Réaliste ou rêveur
Marié ou célibataire
Diplômé ou ignorant
Électeur de gauche ou électeur de droite
Buveur de Coke ou Buveur de Pepsi
Moderne ou folklorique
Policier ou manifestant
Mère ou putain
Bourgeois ou prolétaire
Acteur ou spectateur
Investisseur ou client
Fou ou raisonnable
Patriote ou traître
Colombe ou faucon
Souverainiste ou fédéraliste
Consommateur ou consommateur

Citoyen d’un État de droit
Libéral et démocratique
Ta liberté est
d’être ceci ou cela
et rien d’autre

Ode au prolétariat organisé

Mercredi 19 août 2009

Un soleil radieux brillait de tous ses feux dans le ciel
Au dessus du Ceasar’s Palace de Las Vegas Nevada
En ce jour béni du 16 mai 1986 où les délégués
Du congrès de la Fraternité internationale des Teamsters
S’étaient assemblés pour acclamer leur président
Le gargantuesque et oléagineux Jackie Presser
Dont les cent quarante kilos et demi de graisse,
Assis dans un chariot doré de carton-pâte
Firent leur entrée dans la rutilante salle des congrès
Tirés par quatre Teamsters habillés en centurions d’opérette

Cette procession impériale donna le ton des délibérations
Où les délégués réélirent massivement leur empereur
Même si quelques jours à peine avant le début congrès
Son altesse sérénissime venait d’être formellement accusée
D’escroquerie et de détournement des fonds du syndicat
(Le fait que les délégués aient été nommés pour la plupart
Par l’auguste Jackie lui-même ayant facilité bien des choses.)

Toutes les motions soumises par l’opposition furent ainsi défaites
Dont celle de ramener le salaire annuel du Guide Suprême
De cinq cent mille dollars à cent mille dollars par année
Sam Theodus, le candidat défait à la présidence
Qui ne reçut que vingt-quatre minuscules petites voix
Fut soumis à la longue torture d’un vote nominal de quatre heures
Où les mille sept cents délégués se levèrent un à la suite de l’autre
Pour japper bruyamment leur appui au commandeur des croyants.

Le congrès se termina sur une note sublimement macabre
Alors que les délégués rendirent hommage à Jimmy Hoffa
Disparu depuis onze ans, en lui faisant l’honneur
D’amender la constitution du syndicat pour lui assurer
Un poste de président émérite et de grand timonier à vie
Juste au cas où il daignerait réapparaître devant ses fidèles.

De la servitude moderne

Lundi 17 août 2009

Un film de Jean-François Brient, à saveur post-situ, à ignorer sous aucun prétexte.

Lettre à mes codétenus

Vendredi 14 août 2009

Il existe des endroits où nous sommes perpétuellement sous surveillance, où chaque moment est contrôlé, où nous sommes tous objets de soupçons, où nous sommes tous sont considérés comme des criminels. Je parle de la prison, évidemment. Mais depuis un certain 11 septembre, cette description s’applique à un nombre croissant de lieux publics : les métros, les centres commerciaux et les centres-villes sont sous surveillance vidéo; des agents de sécurité patrouillent dans les écoles, les hôpitaux, les musées; on doit se soumettre à la fouille dans les aéroports; les hélicoptères de la police survolent quotidiennement les villes et même les forêts à la recherche de criminels. La logique de la prison, qui est celle de la surveillance, du contrôle et de la punition, devient graduellement celle de la gestion de l’ensemble de la société.

Vous êtes en prison
Ce processus d’emprisonnement de la société est imposé grâce à la peur, au nom de notre besoin de protection — contre les criminels violents, contre les drogués et surtout contre les terroristes, ces fanatiques sauvages qui en veulent à notre mode de vie. Mais qui sont vraiment ces criminels, qui sont vraiment ces monstres qui menacent chaque instant de nos vies de citoyens terrorisés? Pas besoin de réfléchir bien longtemps pour répondre à une telle question: aux yeux de nos dirigeants, nous sommes les criminels, nous sommes les terroristes, nous sommes les monstres. Qui d’autre après tout est surveillé inlassablement? Qui d’autre se fait filmer sans cesse par les caméras de sécurité? Qui d’autre subit les fouilles et les contrôles d’identité? Nous sommes les terroristes et seule la peur nous empêche de constater cette simple évidence.
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Sirventès du crépuscule

Lundi 10 août 2009

Quand viendra le soir
Il y aura du vin sous les arbres
Il y aura des rires de feu et des pleurs orgiaques
Il y aura des copulations à l’image de la grande ourse

Mon amour sera unique et multiple
Nue sous la pluie
Je plongerai ma langue dans ton sexe de vin sombre
Les lèvres humides comme le clapotis de l’eau salée
Roulant dans mes oreilles
Et puis je respirerai profondément
Ton parfum fou et libertaire

Le pain sera rare
Mais tous en mangeront
Quand viendra le soir
Nous serons épuisées et haletantes
Comme des amantes éperdues
Nous nous allongerons limpides et affamées
La pénurie de tout nous affaiblira
Mais le parfum des sexes triomphants
Dans l’air frais de l’été indien
Nous saoulera mieux que l’esprit de tous les vins

Quand viendra le soir
Je serai avec toi, debout sur la falaise
Le vent salé soulèvera tes cheveux tes lèvres
Nous aurons si longtemps rêvé de ce moment
Nous aurons si longtemps rêvé de l’océan
Que nous serons rieuses transies et mouillées
Émues comme des gamines jusqu’à l’aurore.

Sirventès de la prospérité

Vendredi 7 août 2009

Quand les anarchistes disent que l’État est inutile
Les gens se foutent gentiment de leur gueule
Et ils ont raison

L’État est indispensable au maintien
D’une société industrielle moderne et prospère

Si vous voulez vivre
Dans une société industrielle moderne et prospère
Ne soyez pas anarchiste

Allez voter
Trouvez-vous du boulot
Travaillez huit heures par jour
Soyez un bon collègue
Aimez votre patron
Faites des heures sup’
Obtenez une promotion
Bouffez de la pizza surgelée
Buvez du punch à saveur de vrais fruits
Arrosez votre burger de ketchup
Arrosez votre pelouse de Roundup
Utilisez des couches des biberons des rasoirs
des mouchoirs des serviettes des plumeaux
des stylos des caméras de la vaisselle
des briquets des piles des sacs des vêtements
jetables
Payez vos impôts
La taxe sur les produits
La taxe sur les services
La taxe sur les sévices
Laissez la banque surveiller votre argent
Laissez la police surveiller votre quartier
Laissez l’école surveiller vos enfants
Laissez l’hospice surveiller vos vieux
Laissez votre député surveiller vos intérêts
Regardez la télé
Regardez-la encore
Regardez-la quelques instants de plus
Il y a sûrement quelque chose de bon
Quelque chose de choquant
Quelque chose de bandant
Quelque chose de croustillant
Pour vous faire attendre la prochaine pub
Prenez un comprimé de Dalmadorm pour dormir
Prenez un comprimé de Provigil pour vous réveiller
Prenez un comprimé de Phentermine pour maigrir
Prenez un comprimé de Prozac pour passer la matinée
Prenez un comprimé de Zoloft pour passer l’après-midi
Prenez un comprimé de Cialis pour copuler
Prenez un comprimé de Halcion pour vous rendormir
Récurez votre évier avec du Windex
Récurez votre cuvette avec du Tilex
Récurez votre vaisselle avec un Spontex
Récurez votre vagin avec un Kotex
Faites le plein de bonne humeur
Faites le plein de votre Hummer

Et surtout, dormez en paix
La terre devrait être capable
De supporter votre Eden
De smog et de plastique
Pendant encore quelques années

Déprolétarisons-nous

Mercredi 5 août 2009

C’est l’été, le temps des vacances ensoleillées sous la pluie. Puisque personne ne travaille, quoi de mieux que cette reprise de 2007 ?

arabesque

Parfois, je me demande quelle serait l’attitude de mes contemporains par rapport à l’esclavage s’il n’avait pas été aboli au XIXe siècle.

(Vous allez me dire, avec raison, que l’esclavage existe toujours — pas besoin de chercher bien longtemps pour trouver des esclaves, on n’a qu’à penser aux «aides domestiques» et aux «danseuses exotiques» immigrantes de ma ville — mais prenons quand même pour acquis, pour les besoins de ma démonstration, qu’il ait été effectivement aboli.)

Imaginons que les esclaves, au lieu d’adopter la seule attitude saine d’esprit (qui consiste à s’enfuir dès que l’occasion se présente pour cesser d’être des esclaves) aient plutôt décidé de former des syndicats. Les esclaves auraient fort probablement réussi, à force de luttes épiques et tragiques, à améliorer leur sort. Ils auraient obtenu des congés, la diminution des coups de fouet, l’amélioration de leurs logements, de leur nourriture, peut-être même la possibilité de choisir avec qui ils peuvent se marier. Avec un peu de chance, ils auraient aussi pu former des partis politiques défendant leurs intérêts, agissant au nom de la classe esclave et faisant d’elle l’agent historique du changement social. Les esclaves auraient fini par chérir leur situation et même craindre de la perdre, de subir l’exclusion et de rejoindre les rangs du lumpen-esclavage. Bref: ils seraient devenus les premiers défenseurs de l’esclavagisme par leur incapacité d’imaginer un monde débarrassé du travail servile.

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Serait-ce possible que nous souffrions du même manque cruel d’imagination en ce qui concerne le travail salarié? Serait-ce parce que le travail tue en nous toutes nos facultés à imaginer une vie par delà le travail?

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Embrassez votre amour (et utilisez le condom)

Lundi 3 août 2009

Nouvelle préoccupante s’il en est une :

«Une nouvelle souche du VIH de type 1, qui est à l’origine de la majorité des cas de sida, a été découverte chez une femme d’origine camerounaise. […] Les chercheurs ajoutent que la découverte de cette nouvelle lignée met en évidence la nécessité de surveiller de près l’émergence de nouveaux variants du VIH, plus particulièrement en Afrique centrale. De plus, la nouvelle souche pose des difficultés sur le plan du diagnostic et de la thérapie.»

Protégez-vous !

Ce qui signifie non seulement que la perspective d’un vaccin s’éloigne encore plus mais que plus que jamais, il est temps de parler de prévention, puisque le virus risque à la fois d’être plus difficile à détecter et plus difficile à traiter.

Ne vous laissez dominer ni par la peur ni par l’inconscience; faites vous tester régulièrement; utilisez le condom comme il se doit, c’est-à-dire systématiquement; portez des gants de latex lors de vos séances de fist fuck; n’échangez pas vos seringues; embrassez votre amour et jouissez sans entraves.

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