Archives pour novembre 2009

La casse féminine et réformiste

Dimanche 22 novembre 2009

Juste un mot pour porter à votre attention un article fort intéressant de Claude Guillon au sujet de l’origine de la stratégie de la casse lors des manifestations. Il semblerait que le pète-vitrine remonte en tant que stratégie militante aux suffragettes anglaises qui, oh surprise, étaient des femmes et des réformistes — contrairement aux messieurs de l’hyper-ultra-ultime gauche qui s’adonnent de nos jours à cette activité.

Citation:

«Action directe manifestement illégale, le bris de vitrines n’est pas nécessairement un symptôme (encore moins une preuve) de la radicalité du but poursuivi. En effet, si elles s’attaquent à une incontestable discrimination, les « suffragettes » ne contestent ni le système représentatif ni […] le système capitaliste. Elles cassent pour pouvoir intégrer le système à égalité avec les hommes. Il y a donc des casseurs et des casseuses réformistes.»

Du pète-vitrine au lèche-vitirne, il n’y a donc souvent qu’un pas…

Rien n’est jamais acquis…

Mardi 10 novembre 2009

… à l’homme, ni sa force, ni sa faiblesse, ni son coeur (et quand il croit ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix).

Mais surtout, rien n’est jamais acquis en ce qui concerne les législations sociales. Un exemple frappant: celui des Pays-Bas qui ont rendu le squat illégal après trente ans d’encadrement légal.

Gagner un droit de haute lutte et le faire consacrer par un loi n’est en rien une garantie de liberté. Le droit n’est rien d’autre que l’expression d’un rapport de force; lorsqu’il penche en faveur des exploités, ce n’est jamais au nom de principes de justice éternels et universels mais bien parce que les élites du pouvoir sont contraintes, à leur corps défendant, de donner du lest — en attendant la première occasion pour revenir sur ces concessions.

Lutter pour faire reconnaître ses droits est hasardeux et en bout de ligne, souvent inutile. Lutter pour sa liberté en l’exerçant ici et maintenant est tout aussi hasardeux, mais ça offre au moins l’avantage de libérer ne serait-ce qu’un temps celui qui lutte.

De retour…

Mardi 3 novembre 2009

… mais pas indemne, hélas.

Mon fournisseur d’hébergement web (dont je tairai le nom parce que ce texte risque de nuire à ses affaires) a omis de m’envoyer une facture ou même simplement de m’avertir lorsque mon service est arrivé à échéance. Quarante cinq jours plus tard, toujours sans avertir, Citéglobe/Netellingent a effacé mon site de ses serveurs et ce, sans même me laisser le temps de faire une copie de mes trucs. Tout ça, sans même que j’aille le temps de dire «ouf» ou de signifier mon intention de renouveler ou de résilier mon abonnement. Et je n’ai eu qu’un seul commentaire de leur part : «désolé».

Heureusement, j’avais une copie de sauvegarde pas trop archaïque, mais il a quand même fallu que je me serve de Google pour récupérer presque quatre mois d’écriture sur les Cahiers et la Gazette endocrinienne. À la mitaine, à coup de copier et de coller, en récitant avec humeur le nom de tout le mobilier qu’on trouve dans les églises catholiques.

Dire que j’étais leur cliente depuis 2003… mais bon, je ne devrais pas être surprise. Ce qui compte pour les corporations, ce ne sont pas les clients qu’elles ont mais les nouveaux qu’elles pourraient avoir. Dieu saurait pourtant s’il existait qu’être fidèle à une compagnie est aussi idiot que de se curer le conduit auditif avec une perceuse.

Toujours est-il que je suis encore propriétaire du nom de domaine archet.net mais que les Cahiers vont faire du camping à l’extérieur pendant un temps. Après la naissance de Lou, j’ai pris la décision de travailler le moins possible et je ne peux tout simplement plus cracher les deux cent dollars annuels que me coûtaient les Cahiers. J’ai donc tout transféré temporairement sur WordPress.com, ce qui explique le changement d’apparence de mon blogue chéri ainsi que de la Gazette. Voici les nouvelles adresses.

http://lubricites.wordpress.com

http://endocrinienne.wordpress.com

Ne paniquez pas si vous constatez qu’il manque du matériel ou que certains liens sont brisés: j’y travaille encore. Si tout se passe bien, je vais sous peu associer le domaine archet.net à Lubricités et le site pourra ainsi continuer de vivre heureux et d’avoir beaucoup d’enfants.

Moralité : aucune, comme d’habitude.

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